Le taux de natalité en chute libre

En 2022, le taux de natalité est très bas. Il s’agit du plus faible nombre de naissances depuis 1946. Néanmoins, la population française a dépassé la barre des 68 millions d’habitants.
Plusieurs facteurs expliquent cette chute du nombre de naissances en France. Crédit photo : Pixabay RitaE

2022 a été une année démographique singulière. Bien que nous ayons passé la barre des
68 millions de Français, le nombre de décès a augmenté. Notamment à cause de la crise
de la Covid-19 et de la canicule estivale. 667 000 décès sont recensés cette année soit
5000 de plus que l’année 2021. En 2022, le nombre de naissance a considérablement
diminué. 723.000 bébés sont nés en France soit 19 000 nouveau-nés de moins qu’en
2021 (– 2,6 %). Cependant la France est le pays le plus fécond d’Europe avec un à deux
enfants par femme. Les femmes françaises ont en moyenne 31 ans lors de la naissance
de leur premier enfant. Plusieurs facteurs expliquent une sorte de baisse d’intérêt de la paternité et de la maternité.


Un choix « égoïste »


En pleine crise climatique, en pleine négociation sur l’avenir des uns et des autres, les
femmes réfléchissent. « C’est très égoïste de vouloir faire un enfant maintenant, je
trouve. » confie Fanny, jeune femme de 32 ans. Les facteurs sont nombreux « la vie
augmente, le réchauffement climatique puis on est tellement nombreux sur la planète…
J’aimerais être maman un jour, mais il faut être sur d’être stable pour pouvoir assumer
l’enfant derrière. » admet Yonna, mannequin de 22 ans. Dans une génération où les
apparences comptent de plus en plus, certaines femmes sont sceptiques « J’ai
l’impression que devenir mère va me retirer ma liberté puis me dire qu’il y a un être
humain qui va se developper dans mon corps, je ne pourrais pas l’accepter. » avoue
Manon, jeune femme de 21 ans. Fanny ajoute « la crise climatique me frêne, les injustices
sociales freinent, je ne veux pas abimer mon corps, je peux pas perdre ma liberté, je ne
veux pas donner mon enfants aux institutions qui vont en faire un débile mouton. »
Certaines se tournent vers d’autres alternatives, comme Inès qui préfère adopter « car il y
a énormément d’enfants sans parents et de parents qui veulent des enfants. »


L’Occitanie, une exception


Au 1er janvier 2020, l’Occitanie compte 5 973 969 habitants. La Haute-Garonne est le
département le plus peuplé d’Occitanie avec 1 415 757 habitants. Sa population augmente
grâce à l’excédent de naissances sur les décès (+0,5 % par an) ainsi que l’excédent
migratoire (+0,7% par an). L’Occitanie est le seul département dont la croissance
démographique est supérieure à celle du niveau national (+0.3%). En France, la
croissance démographique ralentit en raison du recul de la fécondité et du vieillissement
de la population. Une des principales cause : la crise du Covid-19. Les confinements n’ont
pas tous eu le même impact sur les naissances. Une chute historique est constatée pour
le premier confinement. Néanmoins, ces trois confinements ont un point commun, tous, à
leurs sorties ont généré une hausse des conceptions. « Si les tendances démographiques
récentes se prolongeaient, l’Occitanie compterait 6,7 millions d’habitants en 2070. Sa
population augmenterait de 824 000 habitants en 50 ans. Ce serait la progression la plus
forte des régions de France métropolitaine. » indique l’Insee.


Des femmes ambitieuses


En France, 30 % des femmes en capacité d’enfanter déclarent ne pas vouloir d’enfant.
Traditionnellement, il existe une très forte pression sociale en France mais les mentalités
changent et les femmes s’émancipent. La carrière professionnelle de chacune prend de
plus en plus d’espace et atténue donc leur réflexion autour de la maternité.

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