Présidentielles 2022 : qu’attendent les jeunes toulousains du prochain chef de l’État ?

Présidentielles 2022 : qu’attendent les jeunes toulousains du prochain chef de l’État ?

Les jeunes attendent beaucoup des prochaines présidentielles. ©LauraLude
Les jeunes attendent beaucoup des prochaines présidentielles. ©LauraLude

À près de deux mois de l’échéance présidentielle, les étudiants toulousains oscillent entre envie de renouveau et inquiétude.

Le 24 avril 2022, les Français découvriront leur nouveau président. Dans les rangs des électeurs, on compte notamment les étudiants, particulièrement inquiets pour leur avenir, après deux ans de crise sanitaire. À l’heure actuelle en France, selon un sondage de l’institut Montaigne, «61% des jeunes se déclarent mal représentés par les députés et 69 % pensent que les responsables politiques sont corrompus ».

Plus d’attention et plus d’aides

Devant les bâtiments grisâtres de la résidence Chapou à Toulouse, Margaux, étudiante en troisième année de licence de droit, est sans appel : « ce que l’on veut c’est de la considération. On a vraiment été laissés derrière depuis le début de la pandémie alors forcément on ne se sent pas en confiance avec les hommes politiques. » La jeune étudiante vit grâce aux bourses et à son job étudiant de caissière. « Nous avons besoin de plus d’attention de la part du prochain gouvernement. Avec la ministre de l’Éducation actuelle, ça ne va pas du tout. Il nous faut plus d’aides, c’est dur de joindre les deux bouts » soupire la jeune femme en sortant son parapluie.

À côté d’elle, une autre jeune fille évite les gouttes. Audrey, 22 ans, étudiante en licence d’histoire se dit, quant à elle, prête à « quitter la France » si le prochain gouvernement ne lui sied pas. « Je ne pourrais pas rester dans un pays où mes valeurs ne sont pas respectées surtout sur les questions d’immigration qui sont au cœur des débats actuels. La montée des discriminations me fait peur » s’inquiète-t-elle. 

« On ne sait pas ce qu’il peut se passer »

« Avec les candidats qui se présentent, ça va tourner à la catastrophe. Je pense particulièrement à Éric Zemmour, il rassemble beaucoup et ça m’effraie » s’alarme Margaux. Selon un sondage réalisé par le laboratoire d’études de l’opinion Cluster17, Éric Zemmour récolterait 15% des intentions de vote des électeurs au premier tour, de quoi faire pâlir la jeune étudiante : « de toute manière, même s’il perd l’élection, il reste un personnage dangereux, on ne sait pas comment il peut vivre la défaite. » 

En ce qui concerne le président sortant, Audrey et Margaux sont unanimes, « on ne sait toujours pas s’il se présente, mais on ne voudrait pas le retrouver pendant cinq ans, surtout si c’est pour augmenter les frais d’inscription à l’université. Il nous faut du changement ! » s’esclaffe Audrey. Même constat, quoique plus nuancé, pour Sacha, 18 ans, étudiante en licence de sociologie : « Emmanuel Macron a tenté de faire de son mieux, il aurait pu faire pire, c’est clair, mais je n’aimerais pas le revoir à la tête de l’État.» 

Le 24 avril, les Français découvriront leur nouveau président. Une date qui signe la fin de la course à l’Élysée débutée il y a quelques semaines. La jeunesse est plus que jamais attendue dans les urnes alors qu’en 2017, 52% des jeunes s’étaient abstenus selon un sondage IFOP

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