Data : hommes, femmes, la vulnérabilité au cancer n’est pas la même

Cancer
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Si au fil des années, le nombre de cas de cancer augmente, la mortalité diminue. En général, les hommes sont plus touchés que les femmes. Les types de cancer jouent également un rôle sur les chances de survie d’une personne atteinte de la maladie.

Le taux de mortalité varie en fonction des types de cancer. Le nombre de cas et de décès sont deux fois plus élevé chez les hommes atteints du cancer du poumon que chez les femmes (22 800 chez les hommes décès contre 10 300 chez les femmes en 2018). A contrario, le nombre de décès dû au cancer du pancréas est presque équivalent pour les deux sexes (5 800 chez l’homme et 5 700 chez la femme en 2018).

Les hommes sont 20 % plus à risque de tumeur que les femmes, d’après les chercheurs du centre contre le cancer, Dana-Farber (Boston, Etats-Unis). Ce désavantage s’expliquerait par la génétique. En cause : le chromosome X, représenté deux fois chez les femmes. 4 000 échantillons de tumeurs ont été analysés pour cette étude. Parmi les mutations génétiques identifiées, 800 ne se situent que sur le chromosome X, dont les femmes possèdent un double exemplaire. De plus, la femme posséderait des gènes protecteurs permettant de lutter efficacement contre la tumeur.

Des chances de survie influencées par le type de cancer

Certains cancers sont plus mortels que d’autres. C’est le cas pour le cancer du pancréas (16,2 % de chance de survie pour les femmes et 20,5 % pour les hommes) et le cancer du poumon (31,8 % de survie pour les femmes et 26,9 % pour les hommes). Cependant, d’autres cancers comme ceux de la prostate et du sein ont des chances de survie nettement supérieures (79,3 % de chance de survie pour le cancer du sein et 83,9 % de chance de survie pour le cancer de la prostate).

Pour les cas de cancer du poumon, 80 % d’entre eux sont attribuables au tabac, premier facteur de risque. Pour celui du pancréas, le tabagisme est aussi la principale cause. Mais ce qui le rend plus dangereux, c’est qu’il est très souvent diagnostiqué à un stade évolué, car il est longtemps asymptomatique.

Les cancers les plus dangereux sont ceux qui sont diagnostiqués trop tard. D’après l’Institut national du cancer, il est impératif de rappeler l’importance du dépistage et de la sensibilisation car au moins 40% des cancers sont liés à des comportements que nous pouvons modifier. Arrêter le tabac, réduire sa consommation d’alcool, manger mieux, bouger plus, se protéger des UV.

Jill Bathurst et Elisa Jordan

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