Parcoursup : début d’une cinquième édition qui laisse perplexe

©Jill Bathurst

Les élèves de terminale et les étudiants en réorientation ou en reprise d’études peuvent dès aujourd’hui formuler leurs vœux sur Parcoursup, et ce, jusqu’au 29 mars inclus. Des nouvelles formations proposées aux jeunes devraient permettre à chacun de trouver ce qu’il lui plaît. 

Feu vert pour les inscriptions sur Parcoursup. Depuis ce matin 11h, il est possible de s’inscrire sur la plateforme d’orientation dans l’enseignement supérieur. « Je suis plutôt optimiste pour cette année », confie Serge Viguier, Directeur Opérationnel de l’Institut Supérieur Vidal. Ce dernier est à la tête d’une école en alternance : un type de formation de plus en plus recherché par les étudiants. « L’alternance séduit les étudiants parce qu’elle leur permet d’avoir très tôt une expérience professionnelle et un salaire », explique le directeur.

Pour les établissements de l’enseignement supérieur, Parcoursup est un vrai pied d’appui pour attirer les étudiants dans leur formation. « Nous avons été présents pour la première fois l’an dernier. Nous avons eu pas moins de 412 candidatures pour 120 places ouvertes via la plateforme et une quarantaine de candidats inscrits à la rentrée. Cette année, nous ouvrons 100 places en espérant augmenter cette capacité très vite », raconte le Service d’Admission de l’Institut Supérieur Vidal. Plus de 19 500 formations sont proposées aux futurs bacheliers cette année contre 17 000 en 2021. Cette cinquième édition est marquée par l’arrivée de nouvelles formations sur la plateforme comme les formations de préparateur en pharmacie par apprentissage, les formations dans des écoles d’art et de design, des parcours pour devenir professeur des écoles ou encore des bachelors en modélisme.

Un fonctionnement à revoir ? 

Lancée il y a quatre ans, Parcoursup cherche chaque année à s’améliorer. Si de nouvelles formations ont été rajoutées sur la plateforme, beaucoup restent encore exclus du système. « Parcoursup ne représente pas intégralement la totalité des formations. Par exemple, notre bachelor en management ou nos BTS commerce international et communication ne sont pas Parcoursup », affirme Serge Viguier. Il rajoute : « L’autre problème, c’est que la plateforme est très axée sur les élèves de terminale. Or, il y a ceux qui souhaitent se réorienter ou reprendre leurs études qui ont aussi accès à Parcoursup. Ces étudiants-là ne sont pas conseillés au même niveau que ceux de terminale ». 

Jugé trop sélectif, du côté des étudiants, Parcoursup peut aussi parfois poser un problème. « Je veux intégrer une formation en STAPS. Le souci, c’est que je n’ai pas pris l’option « SVT » en terminale et elle est nécessaire pour pouvoir être pris dans cette formation. Parcoursup fait des tris parmi les élèves. Comme il me manque cette spécialité, la plateforme ne me donne pas accès à la formation », explique Paul, élève de terminale.

Le fonctionnement de Parcoursup ne fait pas l’unanimité. Ce sujet sera sans doute l’un des débats importants de la campagne présidentielle. 

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