Adoptions en baisse dans des refuges saturés

Plus aucune place chez la SPA à Toulouse
Samy, jeune chien en attente d'adoption au refuge des Capucines à Cazères ©Louane Jean

La nouvelle année commence mal pour la SPA et ses 74 établissements déjà saturés. Plus de 7 000 animaux sont actuellement recueillis par la Société Protectrice des Animaux (SPA), qui alerte sur le manque d’adoption malgré une recrudescence des signalements pour maltraitance en 2021.

Dans un communiqué de presse, la SPA annonce « ne pas pouvoir recueillir de nouveaux pensionnaires malgré de nombreuses demandes d’abandons » en raison du manque d’adoption. Pendant l’année 2021, ils ont accueilli plus de 45 000 animaux, comme en 2019, et on fait adopter plus de 40 000 d’entre eux. Le président de l’association, Jacques-Charles Fombonne, demande aux Français de privilégier l’acquisition d’un animal de compagnie en refuge pour une adoption plus responsable et lutter contre l’abandon. Il souhaite « une réelle prise de conscience des Français ». La France détient le record d’Europe d’abandon d’animaux avec en moyenne 100 000 chiens et chats qui arrivent chaque année dans les refuges.

Parallèlement, le service Protection Animal de la SPA annonce que les signalements pour maltraitance sur les animaux ont grandement augmenté pendant l’année 2021. Grâce à cela, des enquêtes on put être ouvertes. Leur nombre a bondit de 17 % et cela a permis de sauver 131 % d’animaux en souffrance de plus par rapport à 2020.

La vente de chatons et de chiots interdite en animalerie

La SPA ne prend pas en charge uniquement les chiens et les chats, mais aussi les reptiles et les rongeurs. Depuis la Covid-19 et les nombreux « achats coups de cœur », les abandons de ses nouveaux animaux de compagnie ont augmenté de 56 % l’an dernier. Pour lutter contre cela, la SPA milite pour que la récente loi du 21 octobre 2021, qui vise à interdire l’adoption de chiens et chats en animaleries dès 2024, s’applique aussi à ces animaux.

Cette loi est une victoire pour les défenseurs de la cause animale, mais une catastrophe pour d’autres. Tout un secteur d’activité pourrait être mis à mal. Les conséquences d’une telle réforme inquiètent la Fédération des jardineries et animaleries de France. Plus de 2 000 magasins en France vendent les célèbres animaux de compagnie. Le nombre d’emplois dépendant de ces commerces est estimé à 30 000. 30 000 emplois risquent d’être détruits directement ou indirectement. Pour les jardineries et animaleries, le rayon représente 20 % du chiffre d’affaires. De ces 20 %, uniquement 20 % proviennent de la vente d’animaux, le reste concerne les produits, tels que la nourriture, les soins et le matériel. Pour la fédération des jardineries et animaleries de France, cette loi renforcera les trafics illégaux, de particulier en particulier, mais aussi sur Internet. 

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