Les acteurs de la livraison de repas contre l’usage d’emballages plastiques

Les acteurs de la livraison de repas contre l’usage d’emballages plastiques

Les emballages plastiques sont majoritairement utilisés dans la livraison de repas à emporter / Wikicommons
Les emballages plastiques sont majoritairement utilisés dans la livraison de repas à emporter / Wikicommons
Les emballages sans plastique à usage unique représenteront au minimum 50 % des livraisons au 1er janvier 2022, et 70 % au 1er janvier 2023.

C’est ce lundi que 20 acteurs de la livraison de repas en France doivent signer la charte d’engagement « fixant des objectifs de réduction, de réemploi et de recyclage des emballages en plastique », indique le ministère de la Transition Ecologique dans un communiqué. Elle a été signée aujourd’hui, en début d’après-midi.

Cette charte prévoit notamment un seuil de 50 % de repas livrés dans des emballages sans plastiques à usage unique, d’ici le 1er janvier 2022, et même 70 %, au 1er janvier 2023. Les protagonistes ont également annoncé la fin de la livraison systématique des sauces et des couverts, dès mars de cette année. 12 expérimentations pour réemployer les contenants des plats avec des dispositifs de consigne devraient être aussi mises en place prochainement. Enfin, 100% des emballages plastiques devront être recyclables d’ici 2022.

600 millions d’emballages plastiques à usage unique distribués en 2019

Le marché de la livraison de repas prend de plus en plus d’ampleur, notamment avec le confinement et les mesures sanitaires. Ces objectifs fixés , par dix-neuf acteurs de la restauration à emporter, viennent donc à point nommé.

Des plateformes de commande de repas en ligne, ont signé dont Uber Eats et Deliveroo. Ainsi que des « restaurants virtuels » fonctionnant à partir d’une cuisine centrale, des sociétés proposant des services de consigne, et des fabricants et fournisseurs d’emballages.

Plus de 200 millions de repas ont été livrés en 2019, générant plus de 600 millions d’emballages à usage unique, qui ont été par la suite jetés, selon les chiffres du ministère de la Transition écologique. « Ce marché est en progression constante, de 20 % par an. Et la crise sanitaire ne fait que renforcer cette tendance », note l’institution.

Cette charte est l’aboutissement de plusieurs mois de réflexion. En juillet 2020, les principaux acteurs de la livraison de repas s’étaient déjà engagés à formuler des propositions concrètes au gouvernement pour réduire la quantité de déchets que génère leur secteur.

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