La dirigeante birmane, Aung Sann Suu Kyi, arrêtée et l’armée au pouvoir

La dirigeante birmane, Aung Sann Suu Kyi, arrêtée et l’armée au pouvoir

Aung Saan Suu Kyi, dirigeante de Birmanie, arrêtée ce matin. Crédit - CC
Aung Saan Suu Kyi, dirigeante de Birmanie, arrêtée ce matin. Crédit - CC

Aujourd’hui, l’armée s’est emparé du pouvoir en Birmanie. Aung Sann Suu Kyi, à la tête du pays, a été arrêtée avec d’autres gouvernants. Les dernières élections avaient été contestées par certains généraux.

C’est tôt ce matin que Aung Saan Suu Kyi, ainsi que le président du pays Win Myint, ont été arrêtés par l’armée. Celle qui avait également obtenu le prix Nobel de la paix a été critiquée pour son silence envers les violences infligées aux Rohingya. La mairie de Paris avait d’ailleurs retiré sa citoyenneté d’honneur en 2018. Elle avait néanmoins remporté les dernières élections dans le pays: un résultat contesté par l’armée. Les forces militaires ont décidé de proclamer un état d’urgence pendant un an, estimant qu’il est nécessaire afin de “préserver la stabilité du pays”. Ils assurent qu’il y a eu d’énormes irrégularités lors des dernières élections.

Un pouvoir contesté par l’armée

En novembre 2020, la Ligue nationale pour la démocratie, le parti d’Aung Sann Suu Kyi remporte largement les élections. Mais le général des forces armées birmanes, Min Aung Hlaing, conteste immédiatement les résultats et demande une enquête. Ces plaintes seront qualifiées d’« absurdes » par la commission électorale. Le 26 janvier dernier, le porte-parole de l’armée affirme qu’ils “agiront en accord avec la constitution et les lois existantes si le problème n’est pas résolue”. Aujourd’hui, plusieurs sources indiquent que l’aéroport international est bloqué et que les télécommunications étaient gravement perturbées.

Une série de condamnations internationales

L’événement a provoqué de nombreuses réactions de dirigeants internationaux. En France, le gouvernement affirme qu’il souhaite que “le résultat du vote des Birmans soit respecté”. Charles Michel, président du Conseil européen « condamne fermement le coup” et “appelle l’armée à relâcher tout ce qui ont été injustement enfermés« .

L’ONU a également fermement condamné les arrestations, estimant que “ces développements portent un coup dur aux réformes démocratiques en Birmanie”.

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