Le championnat féminin de rugby Élite 1 reprend après trois mois d’arrêt

Le championnat féminin de rugby Élite 1 reprend après trois mois d’arrêt

L'ensemble du groupe de Montpellier Féminin est impatient de reprendre la compétition. Tout comme celui de Blagnac Rugby Féminin.
L'ensemble du groupe de Montpellier Féminin est impatient de reprendre la compétition. Tout comme celui de Blagnac Rugby Féminin. Crédit : Morgane Peyronnet

Le rugby Féminin entrevoit une éclaircie à l’horizon. Le championnat de France Élite 1 devrait reprendre dès ce week-end, avec un protocole sanitaire très strict. Morgane Peyronnet et Axelle Berthoumieu, deux joueuses de l’équipe de France, se sont exprimées à ce sujet. 

Seules les équipes professionnelles masculines illuminent les terrains de rugby actuellement. Désormais, les équipes féminines vont reprendre leurs droits dans le paysage du ballon ovale. Les joueuses du Championnat Élite 1 vont refouler les pelouses. Depuis maintenant trois mois, l’arrêt de la compétition a été actée par le gouvernement, en collaboration avec la FFR, ils viennent de donner le feu vert pour la reprise dès le 24 janvier. 

Pour le club de Montpellier, il faudra encore attendre fin février pour voir les joueuses revenir sur le terrain. Mais Morgane Peyronnet, demi d’ouverture du Montpellier Rugby Club Féminin, se dit soulagée d’apprendre cette nouvelle, «Beaucoup, beaucoup de soulagement après l’annonce de la reprise du championnat. Un gros boost de motivation également, parce que s’entraîner dans le vide, ça commençait à être fatiguant pour l’ensemble du groupe. De la bonne humeur, les filles sont contentes de se retrouver, et le retour de l’enthousiasme à l’entraînement.»

De son côté, Axelle Berthoumieu, troisième-ligne aile au Blagnac Féminin Rugby, a un sentiment très partagé, qui s’explique par l’attente d’encore un mois pour le club de Blagnac, avant de retrouver la compétition, «La reprise fait plaisir, notamment de retrouver l’ensemble du groupe à Blagnac. Mais toujours un peu frustrée de ne pas avoir de match à la fin de la saison.»

Un protocole sanitaire des plus strict

Le gouvernement et le Ministère des Sports ont donné le feu vert pour un retour à la compétition mais ont établi un protocole sanitaire très strict. À l’image de celui mis en place pour les équipes du Top 14, de la Pro D2 ou encore de la Nationale. Toutes les rencontres se joueront à huis clos, dans des stades vides donc, mais également avec l’entrée en jeu d’un test PCR quotidien. Les matchs pourront avoir lieu uniquement des tests négatifs de l’ensemble des joueuses de chaque équipe. 

À Montpellier, Morgane Peyronnet s’explique sur la situation mise en place par son club, «À Montpellier, nous avons la chance d’avoir un laboratoire partenaire qui vient tous les jeudi à 18h, pour réaliser les tests PCR. Ça libère le groupe de ne pas s’occuper de cette tâche et de ne pas penser à ça. Tout est organisé et cadencé. Le protocole mis en place permet d’amener de la sérénité dans le groupe, d’enlever un peu les craintes des joueuses.»

La frustration d’un Tournoi des Six Nations reporté 

Au contraire des joueurs du XV de France, les joueuses sous la houlette de Annick Hayraud ont appris le report du Tournoi des 6 Nations 2021. La compétition devrait se jouer au début de l’été 2021. Malgré cette annonce, la sélectionneuse de l’équipe de France Féminin a convoqué 31 filles pour faire un stage préparatoire au Centre National de Rugby à Marcoussis. 

Durant 10 jours, Morgane Peyronnet et ses coéquipières s’entraînent pour, «réunir le groupe à nouveau, que l’ensemble des joueuses se retrouvent, retrouver le terrain et du rythme » d’après la demi d’ouverture des Bleues. Mais dans les têtes de chacune des joueuses présentes sur ce rassemblement, les pensées sont les mêmes, “On bouillonne, on a juste envie de jouer au rugby et retrouver la compétition que ce soit en club ou en Équipe de France.»

Contrairement à Morgane, Axelle Berthoumieu ne comprend pas la décision de maintenir le Tournoi masculin et non celui des féminines. «Pourquoi eux seraient plus légitime de continuer le Tournoi, alors que le risque est le même ? Encore une inégalité que l’on comprend pas. Une fois de plus frustrant pour nous de ne pas jouer cette compétition. C’est incompréhensif.»

Mais le sentiment qui domine chez chacune des filles vis à vis du report de leur Tournoi et pas de celui des hommes, c’est «un fort sentiment de tristesse et surtout de frustration à l’idée de ne pas jouer cette compétition.» Mais Morgane Peyronnet l’explique par un enjeu plus important sur la compétition masculine par rapport à celle des féminines.

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