« Mein Kampf » : Le livre d’Adolf Hitler débarque dans les librairies

« Mein Kampf » : Le livre d’Adolf Hitler débarque dans les librairies

"Mein Kampf", écrit en 1925 par Adolf Hitler, signifie "Mon Combat" en allemand - Crédits : Diego Cavichiolli Carbone

Le manifeste raciste et antisémite, écrit en 1925 par Adolf Hitler, est sur le point d’être réédité en français. Il sera bientôt disponible dans les libraires, aux éditions Fayard.

« L’espèce la plus dangereuse est la race juive ». Ces mots, chargés d’une haine profonde, sont ceux d’Adolf Hitler. Incarcéré en 1924 après une tentative de putsch en Bavière, c’est en prison que le futur-dictateur nazi expose à l’écrit son idéologie raciste et antisémite. En découle un manifeste, « Mein Kampf », bientôt disponible dans les librairies de l’Hexagone.

Quatre-vingt-seize ans après sa rédaction, une maison d’édition française a en effet annoncé vouloir rééditer l’ouvrage du führer. Selon Catherine Bourgey, directrice de communication de Fayard, l’arrivée de l’ouvrage en librairie, qui était programmée pour 2020, a été « reportée à cause du confinement et de la situation sanitaire ». Avant de conclure : « Il paraîtra en 2021« , comme le rapporte l’Agence France-Presse.

Un manifeste nazi à l’aurore du Troisième Reich

Annotations, critiques, préface… Pour l’heure, le mystère plane sur le contenu précis de cette réédition. « Mein Kampf » contient des éléments autobiographiques sur Hitler, sa vision du monde ultra-nationaliste, ses réflexions sur la race aryenne et les Juifs, qu’il qualifie « d’ennemis de l’Allemagne ». Certaines interprétations perçoivent cette ouvrage comme un « livre programme » bien que l’évocation des chambres à gaz n’y fasse pas figure.

Quatre-vingt millions d’exemplaires. Telle est l’estimation du nombre de totales ventes de « Mein Kampf » depuis sa première parution, en juillet 1925. Aisément disponible sur Internet, le débat concernant la possibilité de voir l’ouvrage revenir sur les étals des librairies est revenu dans l’actualité en 2016, lorsque le texte est retombé dans le domaine public. Fayard aura donc été la première maison d’édition française a saisir l’opportunité. En 1938, avec l’Allemagne nazie, elle avait déjà promu « Ma doctrine », une nouvelle édition assainie du discours antifrançais…

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