Le 12 juin débutera l’Euro 2020, le match d’ouverture se fera à Rome. Un point interroge, il s’agit de l’écologie.

L’Euro 2020 se passera dans plusieurs pays, la conscience écologique sera au point mort pendant plusieurs semaines. Même si l’UEFA dit maîtriser le sujet, cela n’est pas totalement vrai, surtout avec les nombreux sponsors qui ne sont pas « propres » et les déplacements des supporters en avion.

Le déplacement des supporters pose problème

On l’a toujours su le football brasse les foules, de nombreux supporters vont se déplacer pour voir les différentes rencontres footballistiques. Le cas des déplacements en avion entraînera beaucoup de gaz à effet de serre. Les distances interrogent, l’AFP relève l’exemple de la Pologne, les Polonais qui voudront voir tous les matchs devront parcourir pas moins de 6000 kilomètres seulement pour les phases de poules. Dans le cas d’un quart de finale, il faudra rajouter 4000 kilomètres de plus. Ceci est un seul cas parmi tant d’autres pendant la compétition.

Des sponsors pas assez verts

Une compétition aussi importante que l’Euro 2020 se doit d’avoir de puissants sponsors, à l’instar de Volkswagen, Gazprom ou encore Socar. Cela n’est pas passé inaperçu auprès des écologistes, depuis plusieurs mois cela fait polémique. Tous les trois sont de grands émetteurs de carbone, l’instance du football européen avoue être consciente du dilemme que représente sa proximité avec Socar et Gazproom.

Le cas Copenhague

Alors que l’Euro 2020 se trouve sous le feu des critiques, Copenhague se retrouve elle aussi dans une situation délicate. La ville a décidé d’atteindre en 2025 la neutralité de carbone. Désigné comme la capitale de l’écologie en 2014, le maire de la ville souhaite conserver ces bonnes pratiques écologiques tout au long de la compétition sportive. « Evidemment, quand vous invitez du monde, cela a un effet sur l’environnement et votre empreinte carbone, donc c’est forcément paradoxal mais on va tout faire pour limiter les inconvénients environnementaux » rapporte Frank Jensen maire de Copenhague à l’AFP.

La capitale Danoise a prévu des gobelets recyclés, de la nourriture bio dans les fans zone ou encore un accès facile aux robinets.