L’Union européenne songe à supprimer les pièces de monnaie de 1 et 2 centimes. Les raisons de cette suppression sont principalement économiques car la valeur de ces pièces est inférieure au coût de production (1,65 centime et 1,94 centime). Les prix seraient alors arrondis à la baisse ou à la hausse. Selon un sondage effectué par la BCE (Banque Centrale Européenne), 58 % des Français seraient favorables à leur disparition.

D’après les économistes, les petits commerces seraient plus impactés que les grandes surfaces par cette suppression. Dans les supermarchés, les clients payent généralement par carte bancaire, tandis que dans le secteur de la petite distribution, les pièces de 1 et 2 centimes d’euro sont au cœur des relations commerciales. Les clients seraient quant à eux touchés par une hausse des prix.

Que pensent les toulousains de cette potentielle suppression ?

« Ces pièces n’ont aucune valeur »

Pour Dominique, collectionneur à la boutique Numis 31 à Toulouse, cette annonce reste « un projet ». « C’est pour demain vous savez, ça ne va pas se mettre en place tout de suite. » Mais pour lui, cette suppression est une bonne chose. « C’est pas mal de retirer ces pièces qu’on utilise presque plus. » Dominique explique que ces pièces n’ont aucune valeur pour les collectionneurs : « Nous nous intéressons aux pièces de monnaie françaises qui sont rares. Mais ces centimes, ça ne nous apporte rien. »

Selon lui, la fin des pièces de 1 et 2 centimes impacteraient « les clients surtout » car le prix sera arrondi au « centime supérieur. » Cette information n’est pas tout à fait juste, puisqu’en théorie, les commerçants devront arrondir les prix aux 5 centimes les plus proches (en dessous pour les centimes se terminant par 1,2,6 et 7 et au-dessus pour les chiffres 3,4,8 et 9).

« Les gens ne veulent pas de ces pièces, ils préfèrent s’en débarrasser »

Francis, buraliste toulousain explique que « ces pièces sont encombrantes. » « Là au moins, ça va nous libérer nos caisses. » Pour Leila, qui travaille à la boulangerie Dalie de Toulouse, « les gens ne veulent pas de ces pièces, ils préfèrent s’en débarrasser ». « Chez nous les chiffres sont ronds, nous n’avons pas de produits de 10,99 euros où il faut arrondir au centime près. Nous ne sommes pas du tout impactés par cette nouvelle. » Paul, gérant d’une quincaillerie est perplexe : « le problème c’est qu’il va falloir arrondir au centime supérieur ou inférieur. Par exemple, si j’ai un objet d’une valeur de 10,34 soit j’arrondi à 10,30, auquel cas je perds de l’argent, soit à 10,40 et là le client paiera plus cher.« 

« Je n’en pense que du bien de cette annonce »

Les consommateurs sont majoritairement satisfaits de la suppression de ces pièces de monnaie. « Je n’en pense que du bien de cette annonce. Personnellement, lorsque je le peux, je me libère de ces pièces qui prennent trop de place dans mon porte monnaie » explique Maryse. Pour Etienne, « cette suppression n’est pas synonyme d’une hausse de prix. » En tout cas je ne pense pas que ce sera très significatif. »

Pour le moment la fin des pièces de 1 et 2 centimes est seulement envisagée, on ne sait pas encore si l’Union européenne va mettre en place cette suppression. Certains pays membres comme l’Irlande, la Belgique, les Pays-Bas et la Finlande n’utilisent déjà plus ces pièces. Actuellement, 36 milliards de pièces de 1 centime sont en circulation dans l’Union Européenne.