Le constructeur automobile français a recruté l’ancien patron de Seat (groupe Volkswagen) Luca de Meo au poste de directeur général. Le cinquantenaire italien débarque dans un groupe visiblement éprouvé par l’arrestation de Carlos Ghosn et la crise Nissan.

Réuni mardi après-midi au siège du groupe, le conseil d’administration Renault a décidé de confier la direction à cet Italien de 52 ans. Il prendra ses fonctions à compter du 1er juillet.

Une multinationale française en chantier

Les défis qui attendent l’ancien président de Seat ( 2015-2020) sont considérables. Première attente de l’actuel président du groupe, Jean-Dominique Senard : rétablir l’entente commerciale entre Renault et le constructeur Japonais Nissan. Une liaison ébranlée par l’ex-directeur général Thierry Bolloré, limogé en octobre 2019 pour justement « avoir installé un climat de défiance avec les Japonais », des propos tenus par Jean-Dominique Senard, PDG du groupe, et rendus publics par Le Figaro en Octobre 2019.

Dans un deuxième temps, le nouveau directeur général est missionné pour redresser les chiffres du groupe. En 2019, les résultats commerciaux ont accusé une baisse importante des ventes (7% sur toute l’année).

L’italien devra également faire face aux dernières déconvenues du constructeur français. L’arrestation du grand patron, la crise ouverte avec Nissan ou encore l’échec de la fusion avec Fiat ne cessent de faire chuter les chiffres et la motivation des salariés.

Dans les hautes sphères du monde politique français, cette nouvelle tête au siège de la marque au losange rassure. Les résultats des constructeurs chez qui l’Italien a marqué un passage ont toujours été réjouissants. De quoi présager (peut-être) une forme de renouveau dans le secteur automobile français.