Quentin Charoy va se présenter aux élections municipales de Toulouse, sous l’étiquette du parti animaliste. Rencontre avec cette tête de liste d’un parti récent avec ses idées bien à lui.

Dans son appartement toulousain, cette passion pour les animaux se fait ressentir à travers les murs. Avec deux chats, mais aussi des tableaux, Quentin Charoy dresse le portrait d’un jeune engagé pour la cause animale. « Je suis arrivé à Toulouse il y a deux ans et demi, avant j’étais à Nancy, je travaillais depuis 4 ans dans une association avec des personnes en situation de handicap mental » affirme-t-il. C’est grâce à des campagnes de Greenpeace que le jeune homme de 25 ans s’est intéressé aux animaux « je voyais de grandes affiches quand j’étais au collège, sur la déforestation, les chimpanzés qui sont tués, je me suis d’abord posé la question sur mon mode de consommation ». De fil en aiguille, il lisait des livres et regardait les vidéos chocs de l’association L214, « j’ai fait le lien entre les chimpanzés et le reste, j’ai décidé de plaider pour la cause animale ».

L’intérêt des Français pour le parti animaliste ? Une simple formalité

Durant les élections européennes,  ce parti avait su convaincre 2, 17% de suffrages, une certaine logique pour Quentin Charoy, « non ça ne me surprend pas, il y a plein de sondages qui montrent l’intérêt porté par les Français sur les animaux ». Plus d’un foyer sur quatre possède au moins un chien en France, « ces êtres font partie de notre culture » analyse le candidat. Dans la ville rose, la tête de liste du parti espère arriver au second tour, «c’est l’un de nos objectifs, si on fait déjà plus de 5% cela sera une vraie réussite pour nous ». Il est devenu tête de liste, car « il fallait quelqu’un », un peu comme son opposant d’Archipel Citoyen, il a été choisi par les autres militants. « Il faut assumer cette responsabilité, on n’était pas nombreux à vouloir se présenter », poursuit-il.

Ses objectifs en cas d’élection 

Depuis plusieurs jours, ce candidat surfe sur la vague médiatique, car il affirme vouloir faire monter les animaux dans les transports en commun comme l’explique le Parisien. Ce n’est pas la seule volonté qu’il souhaiterait mettre en place en cas d’élection, « Il faudrait une véritable subvention pour les refuges qui ont des animaux ».  Autre priorité, autoriser les animaux de compagnie dans les maisons de retraite gérées par les communes, « il y a juste à changer le règlement intérieur pour que ce soit accepté, aucune loi ne l’interdit ». Au niveau culturel, le parti animaliste affirme que les quartiers sont un peu délaissés, « avec les associations de quartier, on voudrait mettre en place des expositions et des programmations, mais qui sont toujours en lien avec la cause animale ».

Loin d’être une vulgaire utopie, les 69 noms sur la liste animaliste sont validés, d’autant plus que certains d’entre eux sont venus proposer leurs services sans être sollicités auparavant. Chat et chien pourraient s’ancrer ailleurs que sur des affiches de campagne électorale à Toulouse.