Après les députés, les sénateurs ont donné leur accord à la PMA pour toutes les femmes. Le sujet avait divisé la majorité sénatoriale de droite.

Nouvelle avancée vers l’ouverture de la procréation médicalement assisté (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. Le Sénat, à majorité de droite, n’a pas adopté les amendements de suppression de cette mesure phare du projet de loi bioéthique. Ces amendements ont été rejetés par 126 voix pour, 162 contre et 37 abstentions.

Le Sénat devrait ainsi donner son aval à la version du texte adopté qui réserve la prise en charge par l’assurance maladie aux demandes fondées sur un critère médical. Contrairement aux espérances de la gauche, le remboursement ne sera pas accessible pour toutes les femmes.

Une légalisation qui fait débat

À l’intérieur du sénat, les débats ont duré un bon moment, avant de se terminer peu avant minuit. À l’extérieur du Sénat, environ 150 à 200 opposants à la PMA pour toutes étaient rassemblés dans la soirée avec des drapeaux indiquant « Liberté Egalité Paternité ».

La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a présenté devant le Sénat le texte en tant que « Réflexion sur la société dans laquelle nous voulons vivre ». Aux opposants à l’ouverture de la PMA, elle précise « qu’il n’y a pas de droit à l’enfant », qu’il s’agit là de reconnaître une famille plus variée avec ce qu’elle a de « divers, de pluriel et de riche ».

Outre l’ouverture à la PMA, le texte prévoit également une réforme de la filiation et de l’accès aux origines et aborde des sujets variés tels que l’autoconservation des ovocytes ou la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Tous ces sujets seront débattus par les sénateurs jusqu’au 4 février, date à laquelle ils se prononceront sur l’ensemble du texte.