Défenseur de la forêt Amazonienne, Almir Narayamoga avait sa tête mise à prix. Il devait tenir un discours à Dijon ce mardi. Depuis samedi, il ne donne plus signe de vie.  

Depuis plusieurs années, il combat la déforestation illégale de la forêt Amazonienne. Almir Narayamoga ne donne plus signe de vie depuis le 18 janvier. Ce mardi le medef l’avait invité à leur cérémonie des vœux du medef Côte d’Or à Dijon. « Il n’a plus donné de nouvelles à son entourage et à ses collaborateurs depuis samedi », affirme le Medef de Côte-d’Or. Le chef indigène devait atterrir lundi à l’aéroport Paris Charles de Gaulle.

L’événement est annulé

Le discours que devait prononcer le chef autochtone n’aura pas lieu, alors qu’il affichait complet. Le medef ne cache pas son inquiétude « sa tête est mise à prix pour son combat contre la déforestation, il avait décidé de ne plus être protégé en signe de protestation, il estimait que ce devait être au gouvernement brésilien de prendre ses responsabilités ».

En mai 2019, Almir Narayamoga avait rencontré plusieurs députés français comme par exemple l’ex-secrétaire d’Etat numérique Mounir Mahjoubi.

Il avait reçu le prix des droits de l’homme en 2008 à Genève.