Eddy Martin-Whalen est un joueur, mais aussi l’entraîneur du TBHC le club de Hockey de Toulouse. Arrivé à l’âge de 21 ans en France depuis Montréal, il a vadrouillé dans l’Hexagone avant de se poser il y a 5 ans dans la ville rose. A maintenant 32 ans, il ne se voit plus quitter Toulouse, que ce soit pour son soleil mais aussi pour sa gastronomie. 

Une adaptation linguistique difficile

« Donne-moi la rondelle » voilà l’une des expressions québécoises que n’ont pas compris les coéquipiers d’Eddy à son arrivée en France : on pourrait le traduire par « donne-moi le palet ». Même si les québécois parlent officiellement la langue de Molière, beaucoup de choses diffèrent en réalité. Plus que la culture française, qu’il considère vraiment comme cousine de la culture du Québec, c’est finalement la langue qui lui a posé le plus de soucis à son arrivée, provoquant de l’incompréhension chez ses coéquipiers. Eddy a également eu quelques difficultés à comprendre le « verlan », beaucoup moins pratiqué de l’autre côté de l’Atlantique. Malgré cela, il s’est très vite adapté « surtout au fromage et au vin », qu’il a rapidement adoptés, de même qu’au soleil de Toulouse.

« En France on profite plus de la vie » 

Cet exil sportif lui a finalement permis de découvrir un autre mode de vie puisque s’il est venu ici d’abord pour jouer au hockey, il y a aussi trouvé d’autres plaisirs. « La vie ici est plus cool, on prend plus le temps de profiter de la vie que les américains », et ce point semble beaucoup compter pour Eddy, qui insiste notamment sur le fait que ce qu’il préfère à Toulouse, c’est la gastronomie. L’année prochaine, il ne sera plus joueur et évoque lui-même qu’il devra faire attention à ce péché-mignon : « j’aime manger, il va falloir que je continue le sport sinon je vais faire péter la balance ». Pour cela, il se projette déjà et pense à aller voir le club de baseball, de roller ou de football américain. Eddy a quitté son pays mais ne regrette pas cette décision pour autant, même s’il concède qu’il reste difficile de rater des anniversaires ou Noël, malgré quelques retours au pays pendant l’été. Néanmoins, « ne pas voir la neige je m’y suis habitué et ça me va très bien ». Ce climat le pousse d’ailleurs à voir son avenir dans la ville rose, tant sur le plan sportif, où il va ranger sa crosse l’année prochaine, que pour la vie à la cool des français.