500 millions d’euros à la hausse des salaires des enseignants dès 2021, c’est ce qu’a annoncé hier le ministère de l’Education. Un jour et demi plus tard, nous revenons sur les points importants ou encore flous à savoir sur le sujet.

Malgré un pas vers l’avant de la part du gouvernement, la FSU (Fédération Syndicale Unitaire), première fédération syndicale française de l’enseignement, appelle à continuer la mobilisation. Mais pour quelle raison ?

Une augmentation avérée

C’est sûr, à partir de 2021, l’état accordera 500 millions d’euros à la hausse des salaires des enseignants. L’objectif : compenser les effets de la future réforme des retraites. Cette enveloppe budgétaire a été présentée lors de l’ouverture de négociations sur le sujet, qui doivent s’échelonner jusqu’à jeudi, puis reprendre fin janvier, pour déboucher avant l’été sur une loi de programmation de revalorisations salariales.

Mais il y a plus qu’une augmentation sur la table

En effet, Jean-Michel Blanquer veut saisir l’occasion de cette revalorisation, qui est à hauteur de 10 milliards d’euros étalés sur une vingtaine d’années, si cette promesse d’augmentation survit, pour refondre le métier.

Son but : arriver à « l’enseignant du XXIe siècle » d’ici 2037. Une formule maladroite pour 2020 mais qui laisse entendre que le surcroît de pouvoir d’achat n’ira pas sans efforts supplémentaires de la part des enseignants.

LA FSU toujours mobilisée contre le projet gouvernemental

Malgré cette nouvelle, la FSU reste mobilisée contre le projet gouvernemental. Sur Europe 1, Benoît Teste, secrétaire général de la FSU salue l’initiative : « Il y a un engagement sur les sommes, il y a également un engagement sur le fait que des sommes supplémentaires seront ajoutées année après année ».

Cependant, Benoît Teste se dit « malgré tout déçu » de la réunion au ministère de l’Education, en l’absence « d’éléments tangibles » sur l’affectation des 500 millions d’euros : « On est même inquiets que cela ne concerne pas tous les enseignants ». Autre sujet d’inquiétude, « les fameux 10 milliards d’euros qui devaient au final résulter du processus cumulatif [à l’horizon 2037] ne sont absolument plus confirmés, et le ministre nous dit qu’il verra au fur et à mesure du processus« . Les inquiétudes sur des contreparties ne sont pas non plus levées. « Une revalorisation liée à une redéfinition des métiers, c’est ce que l’on dénonce depuis le début et c’est ce qui nous inquiète » conclut le secrétaire national de la fédération. 
La FSU appelle donc à poursuivre la mobilisation alors que les discussions avec le ministère doivent continuer cette semaine.