Nouveau tournant dans les tensions qui opposent l’Iran aux États-Unis. Cette nuit, les Iraniens ont tiré plusieurs missiles sur des bases américaines situées en Irak.

L’Iran avait prévenu, ils l’ont fait. Le pays a riposté cette nuit en tirant une douzaine de missiles sur deux bases abritant des soldats américains en Irak. Une riposte après l’assassinat ciblé du général iranien Qassem Solemani vendredi dernier par un raid américain. Au total, ce sont 22 missiles qui se sont abattus dans deux zones irakiennes : 17 à Aïn al-Assad (à l’ouest) et 5 à Erbil (au nord).  » Une gifle a été donné en pleine face » aux américains, a annoncé l’ayatollah Al Khamenei, guide suprême de la République islamique en Iran. Les tirs n’ont fait aucun mort.

La réaction des américains

Donald Trump s’est exprimé ce matin via un tweet : « L’évaluation des dégâts et des victimes est en cours. Jusqu’ici, tout va bien ! Nous avons l’armée la plus puissante et la mieux équipée au monde, de loin ! » Le président américain a tenu une réunion de crise à la Maison Blanche, juste après les frappes. Donald Trump ne s’adressera pas à la nation dans l’immédiat. Hier, il avait déjà affirmé qu’un retrait des troupes américaines « serait la pire chose qui puisse arriver à l’Irak ». Une volonté des américains de rester sur le territoire irakien.

Les réactions à l’international

Les Canadiens et les Allemands avaient déjà annoncé hier le retrait d’une partie de leurs troupes d’Irak, redéployés vers la Jordanie et le Koweït. L’OTAN a quant à elle choisi de retirer temporairement une partie de son personnel en Irak. La France et l’Italie ont fait quant à elles part de leur intention de rester dans le pays.

Le crash en Iran est-il lié aux tensions entre les deux pays ?

170 personnes ont été tués cette nuit dans le crash d’un Boeing 737 de la compagnie Ukraine International Airlines qui s’est écrasé peu après son décollage de Téhéran. Le président Ukrainien a mis en garde contre « toute spéculation ». Le crash serait dû à « des difficultés techniques » a indiqué PresseTV, en reprenant Ali Khashani, porte parole de l’aéroport international Imam Khomeiny. Le chef de la diplomatie ukrainien en Irak a indiqué que 82 iraniens et 63 canadiens étaient à bord.