Bâtiment du Secours Populaire à Castanet-Tolosan

Le Comité  du Secours Populaire de Castanet-Tolosan, installé depuis plus de 40 ans, est une institution qui dépend entièrement sur l’aide de bénévoles sans qui rien ne pourrait se faire. Ici, les plus démunis peuvent venir chercher à manger, de l’aide financière, administrative ou simplement quelqu’un à qui parler. Si les missions de ces bénévoles sont variées, cependant ceux-ci oeuvrent tous pour le même objectif, la solidarité.

Une infrastructure à échelle humaine

Ce Comité couvre toute la communauté d’agglomération du SICOVAL, dans le sud-est de Toulouse, soit principalement Castanet-Tolosan, Ramonville et Auzeville. Il compte une cinquantaine de bénévoles, dont une dizaine fixe et aide approximativement 480 familles, qui viennent régulièrement toutes les trois semaines pour un colis alimentaire. Mais on peut également y venir pour profiter des vestiaires, de la brocante ou encore de la bibliothèque.  Une grande braderie avait été organisée et avait permis de récolter 5000 euros qui permettront à 48 familles de partir en vacances.

La présidente de ce comité, Madame Carrasco, est elle aussi bénévole et représente bien les idées véhiculées par l’organisme. Elle a travaillé au Secours Populaire toute sa vie et une fois à la retraite, elle a continué avec 30 ans de bénévolat à son actif. Après une carrière dans ce milieu, faire du bénévolat semblait être une évidence. Cependant, après toutes ces années d’expérience, elle a observé un changement dans le profil des personnes qui viennent. En effet, au fil des ans, il y a eu plus de personnes à aider et notamment des retraités, alors qu’il n’y en avait pas avant, « Je m’identifie un peu à eux en soi donc j’essaye de les aider ». 

« Ce n’est pas que donner, c’est un échange » 

Pour Bernadette, connue sous le surnom de « Nanou » ici, avant d’être une aide matérielle, c’est surtout de l’écoute, mais aussi un échange qu’on vient chercher.

Bernadette, bénévole au Secours Populaire

Bénévole en tant que secrétaire adjointe depuis cinq ans, elle s’occupe de l’accueil, attribue des aides alimentaires, mais aussi financières pour des vacances par exemple. Elle a toujours fait du bénévolat. Avant le Secours Populaire, elle faisait de l’alphabétisation auprès de personnes ne parlant pas le français. « J’ai besoin de donner, mais ce n’est pas que donner, c’est un échange », explique-t-elle. C’est un contact dont elle a besoin. Elle se sent en adhésion avec les valeurs de l’organisation qui sont la tolérance, la générosité et le fait de ne pas juger les gens par leurs origines ou leurs religions. 

Le bénévolat, un mode de vie

Cette idée de faire du bénévolat semble innée. Pour Bernard, qui s’occupe de l’accueil et du secrétariat, c’est le même constat. Ayant fait de l’aide au devoir pour des enfants collégiens d’origine étrangère, il a décidé de rejoindre le Secours il y a de cela dix-huit mois. Le bénévolat a toujours fait partie de sa vie. Pour lui, c’est « se rendre utile, mais aussi discuter ». Il rejoint l’idée de Bernadette selon laquelle ce n’est pas juste une aide, mais un échange. Il n’aimerait d’ailleurs pas être à un autre service, comme la distribution alimentaire, où il y a moins d’échange. Le côté humain disparaît. « Nous, on peut rester une demi-heure à discuter ». Son rôle est de s’occuper des dossiers des personnes qui n’ont aucune ressource, donc des SDF, des migrants, mais surtout des familles surendettées et des retraités. 

Pour ces bénévoles, faire ce qu’ils font est donc un moyen d’aider les plus démunis et de faire avancer les choses quand on en a la possibilité. Mais c’est aussi l’occasion de sociabiliser, de faire des rencontres et d’échanger avec des personnes venant de cultures différentes.  Dans leurs cas, le bénévolat a toujours fait partie intégrante de leurs vie.

Horaires d’ouverture : les mardis de 10h00 à 12h00, les mercredis de 14h00 à 17h00 et les jeudis du 14h00 à 17h00.