Depuis septembre dernier, une nouvelle marque a émergé dans la ville rose : Les Affranchies. Le but pour sa créatrice, Pauline Cistac, donner de la visibilité aux femmes oubliées de l’histoire.

Alexandra David-Néel, Phoolan Devi ou encore Maria Montessori… Ces noms ne vous disent peut-être rien, pourtant, ils appartiennent à des femmes qui ont marqué le monde à leur époque. Pourtant, elles restent des grandes oubliées de l’histoire. Pour changer le cours des choses, Pauline Cistac, a décidé de créer sa marque de t-shirt : Les Affranchies. Son objectif : ramener plus d’équité dans la mémoire universelle en revalorisant le matrimoine. En effet, les femmes sont les grandes absentes de l’histoire, à commencer dans l’éducation : « Pendant mes études, je n’ai pas vraiment eu de modèle féminin. Je voudrais que les nouvelles générations puissent s’appuyer, prendre exemple sur elles. Beaucoup ne pensent pas ou très rarement à certaines orientations, par manque de représentation des femmes dans l’histoire et la société je pense » explique Pauline Cistac.

Introduire les femmes dans la société, grâce à l’art est un bon moyen de mettre en avant ses idées. Le t-shirt reste un moyen très populaire et permet de faire passer un message. Pour sa créatrice, introduire des portraits de femmes sur des t-shirts était essentiel : « J’essayais de trouver des femmes importantes représentées sur des t-shirts, et ça s’est avéré une tâche très difficile. Alors qu’un t-shirt avec le Che Guevara par exemple, on en trouve partout ».

Des femmes marquantes et peu connues

Les femmes mises en avant dans la première collection des affranchies ne résultent pas d’un choix anodin. Pauline Cistac a fait le choix d’une exploratrice française, une indienne rebelle, une pédagogue italienne, une pirate chinoise et une chaman améridienne : « J’ai choisi des femmes de tous les continents, de toutes les époques, je voulais vraiment diversifier les figures et pouvoir toucher tout le monde. Il fallait donner une visage à ces femmes ».

Les t-shirts de la première collection des Affranchies / Crédits : Coraline Mercier

Pourtant, donner un visage à ces femmes absentes de l’histoire n’est pas le seul objectif de Pauline Cistac. La toulousaine souhaite également créer une plateforme interactive expliquant l’histoire de ces personnes. C’est donc un véritable effort de reconstitution, de trie des informations qui a démarré. Peu d’informations circulent actuellement sur elles ; leur parcours de vie peut être inexacte, biaisé… La fondatrice de la marque souhaite donc créer un véritable lieu de ressources et d’informations consacré uniquement aux femmes.

Du made in Toulouse pour produire local

La fondatrice de la marque a souhaité privilégier le local au maximum. Ces artistes, choisis avec soins sont pour la plupart des tatoueurs toulousains. Des artistes femmes, mais aussi hommes ont adhéré au projet pour défendre les femmes.
La marque éthique et responsable a son atelier d’impression basé à Saint-Simon, un quartier de Toulouse. Pauline Cistac souhaite créer une mini-économie et un micro-circuit dans la région toulousaine « À long terme, je souhaiterais faire du 100% made in Toulouse. Il faudrait maintenant que je trouve du coton produit dans la région, ce qui n’est pas facile ».

Pour le moment, l’objectif des affranchies est de continuer à démocratiser la marque, de rendre les gens curieux pour donner de la visibilité aux femmes, mais aussi de développer un véritable réseau régional.