Plusieurs secteurs publics sont touchés par une grève lancée par la CGT ce mardi 5 février. Des manifestations et des perturbations, au moins 160, ont lieu un peu partout en France.

C’est la première mobilisation syndicale en 2019, suite à un appel de la CGT. Il est pour le moment difficile d’estimer l’ampleur de la mobilisation. Cependant, les manifestants devraient être plus nombreux que les 58 600 manifestants du douzième samedi de mobilisation des Gilets jaunes. Sur le site internet de la CGT, plus d’une centaine de points de mobilisations sont indiqués.

Des préavis de grève ont été déposées à la SNCF et dureront jusqu’à mercredi 6 février. Des perturbations seront également à prévoir dans les écoles, collèges et lycées. Les cantines seront également touchées par le mouvement.

Des Gilets jaunes dans le mouvement

Si la CGT est à l’initiative de cette journée de mobilisation, d’autres mouvements comme la France Insoumise, le PCF (Parti communiste français) ou encore le NPA (Nouveau parti Anticapitaliste) devront y participer. Les Gilets jaunes sont également présents en grand nombre. Éric Drouet, figure du mouvement a appelé à « une grève générale ». À Toulouse, un « mardi noir » a été annoncé. Ils se sont retrouvés à 5 heures ce matin, notamment à Balma-Gramont. Les lycéens pourraient également suivre le mouvement et retourner dans les rues.

Quelles sont les revendications ?

La suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, exonérations) sont la principale revendication ce mardi. Le syndicaliste Philippe Martinez a déclaré dans Politis « Dans un pays où les 40 plus grandes entreprises versent 57,4 milliards d’euros à leurs actionnaires, il ne faut pas uniquement frapper à la porte du gouvernement ». Parmi les autres revendications, on peut noter une réforme de la fiscalité ou encore la hausse des salaires et des retraites.

Une grève nationale a d’ores et déjà été annoncée pour la mi-mars. La CGT souhaite rassembler syndicats, partis politiques et Gilets jaunes autour des ces appels à la grève.