Le média d’investigation est visé par une enquête de la justice après la révélation d’un échange audio compromettant entre Alexandre Benalla, ancien chargé de mission de l’Elysée, et Vincent Crase, gendarme réserviste. L’enquête est ouverte pour « enregistrements illicites » et « atteinte à la vie privée. Mediapart a refusé l’entrée aux 3 policiers et aux 2 procureurs présents dans ses locaux, conformément à la loi relative aux secrets des sources.

Un « acte inédit et particulièrement grave ». C’est par ces mots que les journalistes de Mediapart ont désigné l’opération de justice qui vise le groupe.
La semaine dernière, le média d’investigation en ligne révélait un enregistrement pris à l’insu d’Alexandre Benalla et Vincent Crase. Quelques jours seulement après leurs mises en examen pour « violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public », on y entend notamment A.Benalla affirmer qu’ils ont tout deux le soutien du Président de la République.

Le parquet de Paris s’est depuis saisi de l’affaire en ouvrant une enquête préliminaire. Deux magistrats, accompagnés de trois policiers, se sont présentés aujourd’hui pour saisir les enregistrements. La rédaction a refusé la perquisition, qui peut atteindre au secret des sources, garantie par la loi. Le procureur en charge de l’affaire n’exclut pas de revenir dans les locaux avec un mandat du juge des libertés et de la détention.