Dans un entretien à un quotidien japonais, l’ancien PDG de Renault s’est exprimé pour la première fois depuis la prison de Tokyo.

L’ex-patron de Renault, Carlos Ghosn incarcéré au Japon pour des malversations financières présumées s’est exprimé pour la première fois dans un entretien au quotidien japonais « Nikkei ». Arrêté et emprisonné depuis le 19 novembre dernier, l’ex-dirigeant a obtenu la permission de donner des interviews depuis sa prison.

Il dit n’avoir « aucun doute » que les accusations à son encontre soient la conséquence d’un « complot et d’une trahison » de la part des dirigeants de Nissan.

Il a déclaré que les dirigeants de Nissan étaient opposés à son sujet de renforcement de l’intégration entre Renault et ses partenaires japonais, Nissan et Mitsubishi Motors.

De son côté, Nissan a aussitôt réagi en rappelant que Hiroto Saikawa avait « déjà catégoriquement réfuté la notion de coup d’État ».

Dans son entretien, le dirigeant de 64 ans nie également les accusations décrivant son règne de dix-neuf ans comme étant « une dictature ». « Les gens ont traduit leadership fort par dictateur, déformant la réalité pour se débarrasser de moi », a-t-il déclaré selon l’AFP.

Interrogé sur ses conditions de détentions, Carlos Ghosn a affirmé qu’il y avait des « hauts et des bas » mais qu’il était en « bonne santé ».

Il s’est dit déterminé à se battre : « Je ne fuirai pas, je me défendrai. »