Le président d’Airbus, Tom Enders, a annoncé des possibles « décisions douloureuses » concernant le groupe et son activité au Royaume-Uni.

Alors que le Brexit continue de diviser outre Manche, des conséquences économiques sur le secteur aéronautique pourraient bien se faire sentir. En effet, Tom Enders, le président d’Airbus, s’est montré plutôt menaçant, au moment d’évoquer un possible no-deal. « N’écoutez pas la folie des partisans du Brexit qui pensent que, parce que nous avons d’énormes sites industriels ici, nous ne bougerons pas et nous serons toujours là. Ils se trompent. Bien sûr, il est impossible de déménager nos grandes usines anglaises immédiatement, sauf que l’aéronautique est une industrie de long terme et nous pourrions être obligés de réorienter nos futurs investissements en cas de non-accord sur le Brexit. Et ne vous y trompez pas. Il y a de nombreux pays qui adoreraient construire les ailes des avions Airbus. » a commenté le président d’Airbus dans une vidéo publiée par le groupe.

Des investissements à revoir ?

« Est-ce que le Royaume-Uni veut prendre part à nos futurs succès ? » s’est interrogé Tom Enders. Un constat qui rappelle les propos tenus dans un communiqué de 2018, où Airbus avait annoncé qu’en cas de Brexit, ses positions concernant l’investissement au Royaume-Uni seraient revues. Pour rappel, l’enseigne emploie plus de 14 000 employés de l’autre côté de la Manche.