Ils étaient plusieurs milliers dimanche à défiler place de la Nation à Paris pour « défendre la démocratie et les institutions », face aux violences qui ont émaillé la crise des « gilets jaunes ».

«C’est un appel à la majorité silencieuse qui reste terrée chez elle depuis dix semaines», explique Laurent Soulié, créateur de cette Marche républicaine des libertés, Laurent Soulié. 

En comprenant que «le mouvement n’allait pas s’apaiser», cet ingénieur toulousain a lancé sur Facebook en décembre dernier, «comme une bouteille à la mer», un appel à la mobilisation.

Très vite, le collectif des Foulards rouges, né fin novembre pour protester contre les blocages, s’est greffé au mouvement. Leur but : afficher leur soutien, non pas au président, mais à la République qu’il représente. «La colère a été entendue, les revendications étaient légitimes mais nous dénonçons la forme, les violences systématiques, la haine contre les élus, les journalistes. Aujourd’hui, on n’est plus dans une contestation sociale», a déclaré Laurent Soulié.