Pour cette troisième étape du grand débat national, voulue par le Président Emmanuel Macron, pas de caméra, ni de journaliste. Le chef de l’Etat a souhaité une rencontre « resserrée » autour d’un déjeuner à Valence, avec une soixantaine d’élus. Les problèmes abordés par les communes ont été une fois de plus multiples.

Après deux débats de plus de six heures, Emmanuel Macron et ses équipes ont souhaité une formule plus « soft » de débat, pour le déplacement du chef de l’Etat à Valence, dans la Drôme. Dès 13 heures, au cours d’un déjeuner, les maires ont pu livrer les doléances de leurs concitoyens au chef de l’Etat, à raison de 3 minutes par personne. La ruralité, le RIC, le vote blanc, réduction du train de vie de l’Etat… Les rencontres et les doléances s’enchaînent et se ressemblent pour Emmanuel Macron, qui a pris comme à son habitude des notes tout au long du repas. Il avait en préambule demandé à ce que chaque élu soit « libre » de s’exprimer comme il l’entendait.

Rencontre inédite avec Laurent Wauquiez

Le chef de file des Républicains et président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, présent lors du débat-déjeuner, a échangé pour la première fois officiellement avec le Président de la République. Une rencontre avait lieu en amont entre les deux hommes, qui ont notamment abordé les difficultés des entreprises locales et les problèmes de desserte ferroviaire dans la région, selon le cabinet de L.Wauquiez.
Devant les élus, le président du parti LR a reproché au chef de l’Etat son « écoute tardive » avant d’affirmer : « Il y a eu trop de gestes qui donnent à penser que la France est à plusieurs vitesses ».

Visite surprise dans un débat citoyen

Emmanuel Macron a souhaité, en clôture de son déplacement, participer à un débat citoyen, organisé par le maire de Bourg-de-Péage. Entouré de plusieurs gilets jaunes. Il a notamment été interrogé sur les questions de l’emploi et de l’intérim, milieu concernant de nombreux jeunes en situation précaire. Un agriculteur, se revendiquant gilet jaune, l’a apostrophé sur son refus de supprimer l’ISF, et les nombreux SDF « mourant dans les rues », que le chef de l’Etat avait promis de reloger en grande partie. « Le premier grand débat c’est de tenir vos promesses » a t-il conclu.