Vendredi, Reporters sans Frontières a lancé une pétition pour pointer du doigt les multiples agressions de journalistes qui ont eu lieu pendant les manifestations des Gilets jaunes.

« La critique de la presse est légitime mais aucune colère ne saurait justifier la violence contre les journalistes »

Extrait de la pétition de Reporters sans Frontières

Pour dénoncer la « montée des violences contre les journalistes », Reporter sans Frontière a décidé de lancer une pétition le vendredi 18 janvier en fin d’après-midi. La pétition a pour nom : « Les citoyens ont le droit de manifester, les journalistes celui d’informer ». Elle reprend l’ensemble des « insultes, confiscations de matériels, coups de matraques, tirs tendus de LBD (lanceur de balles de défense), tabassages, menaces de mort… » que subissent les journalistes depuis mi-novembre tant de la part des Gilets jaunes que par les membres de forces de l’ordre.

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Soutenue par une cinquantaine d’organisations de journalistes comme le Parisien – Aujourd’hui en France, les Echos, le Monde, l’Express, l’Opinion, France-Info, Europe , BFM, TF, France 2, France 3, M6, … la pétition a réuni deux heures après avoir était mise en ligne 1 300 signatures.

Plusieurs plaintes de journalistes

Plusieurs journalistes et groupes de presse ont porté plainte dimanche dernier après des agressions subies lors de l’acte IX des Gilets jaunes. Une journaliste pigiste de La Dépêche du Midi a été menacée de viol, quatre membres d’une équipe de TF1 ont été pris à partie à Rouen et un journaliste d’une chaîne locale a été frappé à Pau. En décembre, c’est environ 24 journalistes et photographes qui avaient porté plainte pour violences policières, lors des manifestations des Gilets jaunes.

Rassemblement silencieux à Paris

Les journalistes, rédacteurs, photographes, reporters d’images pour la presse écrite et l’audiovisuelle qui couvriront la manifestation en France sont invités à déposer stylos, appareils photos, caméras,… pendant plusieurs minutes. À Paris, ce rassemblement silencieux aura lieu à 11 heures, place de la République. Pour l’occasion un hashtag #LibresDinformer a été créé.