Plus de 3,5 millions d’abonnés en France ! Qui payent … Mais combien profitent d’un abonnement d’un collègue, d’un ami, d’un proche ? Vous connaissez tous au moins une personne qui possède des codes Netflix sans payer les 10,99 € de la version standard. Et bien, accrochez vous, une entreprise britannique de logiciels vidéo veut mettre un terme à la mascarade. 

Vous avez bien lu, cette petite combine dont tout le monde profite pourrait prochainement ne plus être possible. Lors du CES (le salon de l’électronique Consumer Electronics Show) à Las Vegas du 8 au 11 janvier dernier, une entreprise britannique a dévoilé une IA (intelligence artificielle) capable de repérer les abonnés qui trichent en partageant abusivement un mot de passe. 

L’idée, sinistre on le conçoit, serait alors de réorienter les abonnés généreux (ou naïfs) vers des formules « plus adaptées » et donc plus chères. 

Le système repose sur une IA capable d’analyser la data générée par un abonnement et donc de savoir assez rapidement si des connexions simultanées à des endroits complètement différents surviennent. Une note est alors attribuée à chaque compte en fonction du niveau de probabilité du partage illégal.

Netflix a-t-il vraiment besoin de faire ça ? 

La grande question : pourquoi la société Synamedia a-t-elle proposé ce projet au CES de Las Vegas ? Malgré la fraude qu’il existe, Netflix reste avec ses 117 millions d’abonnés dans le monde, LE leader incontesté du service de vidéo à la demande. Il est d’ailleurs en 2018 le premier producteur de films au monde. Sa valeur en bourse est même depuis l’année dernière supérieure à celle de Disney. Tout un symbole. Pourtant, selon Jean Marc Racine, chef de produit de Synamedia, « le partage occasionnel de compte devient trop coûteux » et représenterait des milliards de dollars perdus par Netflix. Selon le site américain The Verge, le programme serait actuellement testé par plusieurs entreprises et notamment Deezer ou encore Spotify.