Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a été inculpé pour abus de confiance et revenus minorés. En détention au Japon depuis son arrestation en novembre, le parquet de Tokyo a décidé de le mettre en examen pour la seconde fois. Une situation qui se complique de plus en plus pour l’homme d’affaires libano-français. 

Les choses s’aggravent pour le patron de Renault. Alors qu’il était entendu au tribunal de Tokyo mardi, sa première apparition publique depuis son arrestation en novembre, la justice japonaise a annoncé ce matin une nouvelle mise en examen pour le patron du constructeur français. 

Que lui reproche la justice ? 

Accusé début décembre de n’avoir déclaré que la moitié de sa rémunération de 2010 à 2015, Carlos Ghosn est cette fois-ci inculpé pour abus de confiance et revenus minorés. En somme, la justice japonaise lui reproche d’avoir minoré ses revenus dans des rapports boursiers de Nissan entre 2015 et 2018. Et surtout, d’avoir couvert par l’entreprise Nissan, « des pertes sur des investissements personnels » lors de la crise financière de 2008. 

Une demande de libération sous caution 

Dans le même temps, son avocat Motonari Otsuru a déposé une demande de libération sous caution. Cependant, celle-ci a peu de chances d’être acceptée. Au Japon, il est rare qu’on libère sous caution un accusé avant son procès, qui plus est lorsque celui-ci rejette les accusations portées à son égard. L’homme d’affaires pourrait donc rester en détention encore de longs mois avant le début de son possible procès. 

Rappelons enfin que Carlos Ghosn est toujours PDG du groupe. Le conseil d’administration de Renault s’est réuni jeudi dernier dans une « session extraordinaire » mais n’a pas remis en cause le statut de son PDG.