Un crève coeur pour les amoureux de la balle jaune. L’ancien numéro un mondial Andy Murray a annoncé qu’il comptait prendre sa retraite en 2019, trop handicapé par ses douleurs à la hanche qui l’accompagne depuis l’été 2017. 

On l’avait quitté claudiquant au tournoi de Brisbane la semaine dernière, on l’a retrouvé en pleurs en conférence de presse cette nuit à Melbourne : « Je vais jouer. Je peux toujours jouer à un certain niveau, pas à un niveau auquel je suis heureux de jouer. La douleur est vraiment trop forte, jouer comme ça, ce n’est pas quelque chose que j’ai envie de continuer. »

Un dernier Wimbledon ?

L’homme aux trois titres du Grand Chelem tiendra bien son rang lors du premier Grand Chelem de l’année en Australie face à Roberto Bautista-Agut. L’Open d’Australie sera-t-il le dernier tournoi de sa carrière ? Rien n’est moins sûr quand on connaît la relation entre « Angry » Murray et le tournoi londonien Wimbledon, qu’il a remporté deux fois en 2013 et 2016. 

« Wimbledon est l’endroit où j’aimerais arrêter de jouer, mais je ne suis pas certain que je pourrai le faire »

Avant ses problèmes physiques, celui que l’on surnomme « Sir Andy » était entré dans la cour des grands. Le 7 novembre 2016, il était devenu le premier britannique au sommet du classement mondial et le premier à stopper l’hégémonie Nadal-Federer-Djokovic. Et même si l’Écossais est souvent râleur et mauvais perdant, ses énervements et son talent manqueront fortement à ses aficionados dans les années à venir. La trentaine à peine entamée, Murray est le premier joueur du « Big Four » à arrêter sa carrière. Une page se tourne…