Il n’est pas passé inaperçu dans le dispositif policier déployé lors de l’acte VIII des gilets jaunes à Toulouse, le 5 janvier. Un policier, dissimulé derrière une cagoule au dessin tête de mort et habillé en civil, à choqué de nombreux manifestants et internautes par son accoutrement. Il est aujourd’hui visé par une enquête de sa hiérarchie.

Intégré aux forces de l’ordre mobilisées à Toulouse samedi 5 janvier, un policier en civil en renfort auprès des CRS a défrayé la chronique. L’homme portait une cagoule à l’effigie d’une tête de squelette. Même s’il ne présentait aucun comportement agressif, de nombreux gilets jaunes se sont insurgés, dont des membres de l’observatoire des pratiques policières, dénonçant un manque de professionnalisme. Il a été interpellé verbalement par plusieurs d’entre eux, avant de retirer la cagoule à la demande de l’un de ses supérieurs.

Sa hiérarchie va enquêter

La direction départementale de la sécurité publique de Haute-Garonne (DDSP 31) va désormais devoir identifier le fonctionnaire de police concerné, avant de l’interroger quant à ses motivations. La Préfecture, a de son côté indiqué qu’une « décision sur les suites administratives […] sera prise. Le port de ce type d’équipement est inapproprié et inadmissible quant à l’image qu’il renvoie ». Le port d’une quelconque cagoule est interdit pour les policiers, excepté ceux appartenant aux services du renseignement et de l’anti-terrorisme, ajoute la Préfecture.

Une référence à un jeu-vidéo

Cette tête de mort serait une référence au jeu-vidéo de guerre Call Of Duty, assimilée au personnage Ghost. Une version qu’avance de nombreux internautes sur les réseaux sociaux, corroborée par les propos du policier à une manifestante qu’il l’interpellait : « Tu ne connais pas le jeu ? ». Plusieurs manifestants dénoncent aujourd’hui un manque de professionnalisme, tout comme le secrétaire de la ligue des droits de l’Homme, qui a réagit auprès de FranceInfo :


« Si c’est pour rire, ce n’est pas marrant. Il joue à la guerre ? C’est une drôle de conception du maintien de l’ordre. Quand un policier se balade avec ce genre de choses, il se croit à la guerre. »

Jean-François Mignard, secrétaire de la LDH