La première édition du Tomorrow’s Stories Festival, a eu lieu, ce vendredi, au Cinéma Gaumont, à Toulouse. Cet événement d’écriture dédié aux narrations interactives, permet d’accompagner les auteurs dans la concrétisation de leurs projets. Ces professionnels de l’écriture en devenir, ont ainsi pu raconter une histoire, aux travers des divers supports, de manière innovante.  

 

Dès les premières minutes du festival, les spectateurs sont entrés dans le vif de sujet. La première partie a été consacrée au visionnage d’une série d’épisodes illustrant les manifestations de mai 1968, pour les cinquante ans de l’évènement. Cette production se caractérise par son aspect novateur, de par l’utilisation d’images d’archives. Ainsi, la série rajoute à ces images, des personnages fictifs, à l’exception de Phillipe Méterion, manifestant décédé lors des manifestations. Ainsi, le spectateur est alors plongé aux cœurs d’une série à l’intrigue imaginaire, le tout face à des images qui témoignent de l’Histoire. Aussi, l’utilisation de ces canaux de diffusion s’inscrivent dans cette logique. Il est, en effet, possible de visionner cet opus, sur le site de Libération, grâce aux différents partenariats établis. Mais on y trouve également des réseaux sociaux comme Twitter. Cette plateforme permet comme un “rétro live tweet”, de faire paraître des actualités, heure par heure, vieilles de cinquante ans. Ce mode de diffusion permet ainsi de multiplier les vues, et fait le caractère innovant de ces histoires. Ainsi, cette politique de diffusion permet de multiplier les vues, et d’y faciliter l’accès. Après cette séance de visionnage et d’échange, les visiteurs ont eu droit à un moment d’échanges avec les réalisateurs. Ainsi, ils ont pu assister à la présentation des projets finals. L’accent a été mis sur la technologie, avec des projets sous forme de jeux virtuelles. “Un jour, les témoins disparaîtront”, permet, par exemple au joueur, de mener des recherches sur Paulette, disparue de 1942, à 1944. Ainsi, le joueur revêtit de sa casquette d’enquêteur, est alors chargé de découvrir le rôle de Paulette, durant la Seconde Guerre Mondiale, et de briser les tabous. Ce jeu, le créateur raconte avoir eu l’idée après un repas de famille. Sa grand-mère aurait fait le récit de son vécu durant la guerre, malgré la réticence des parents, qui auraient préféré ne pas l’aborder. Ainsi, grâce à ses initiatives, de nombreux récits historiques pourraient être partagés, et appréciés à leur juste valeur.