En Angleterre, deux spécialistes des monnaies virtuelles ont été victimes d’un braquage par arme à feu et contraints de transférer des bitcoins. Une première dans l’histoire de la cryptomonnaie !

Aucune arrestation n’a été effectuée

Ça s’est passé lundi 22 janvier dans le village de Moulsford, dans le Sud de l’Angleterre. Quatre individus, affublés de cagoules, se sont introduits au domicile d’Amy Jay et Danny Aston, rapporte le Daily Mail. Âgés de 30 et 31 ans, les deux spécialistes en monnaie virtuelle se sont vus contraints d’effectuer un transfert financier en bitcoins depuis leur ordinateur. Grâce à un pseudonyme, ils auraient réalisés plus de 100 000 transactions, avec 16 375 partenaires différents.

Pour le moment, aucune personne n’a été arrêtée mais la police de Thames Valley poursuit son enquête. D’après elle, les agresseurs auraient spécifiquement pris pour cible Danny Aston à cause de son historique de transactions en ligne. Selon le registre national des entreprises, les acolytes Amy Jay et Danny Aston sont directeurs de la compagnie Aston Digital Currencies, cette dernière spécialisée dans la gestion de portefeuilles de monnaies virtuelles et enregistrée à leur domicile.

Un braquage qui pourrait rapporter gros

Les cryptomonnaies sont des monnaies virtuelles générées par un logiciel de cryptage. À la différence des monnaies courantes, comme l’euro ou le dollar, les cryptomonnaies ne sont régies par aucune banque centrale ni aucun gouvernement. Utilisées sous pseudonyme et sans intermédiaire, elles peuvent donner lieu à des activités illégales, tel que le blanchiment d’argent.

S’il n’est pas courant de se voir menacé d’une arme sur la tempe pour effectuer une transaction informatique, il se pourrait que le phénomène se répète. Le bitcoin, célèbre monnaie virtuelle en vigueur depuis 2009, ne cesse de prendre de la valeur depuis quelques mois. En décembre dernier, elle a même atteint son pic, avoisinant les 20 000 dollars l’unité. Si de nombreux vols de portefeuilles de cryptomonnaies ont déjà été rapportés, il ne s’agissait que de piratages et généralement sur des plateformes d’échanges ou de stockage.

Pour lutter contre les dangers du bitcoin, plusieurs pays dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont récemment annoncé leur volonté de réguler son usage. La Corée du Sud a même interdit, en décembre dernier, les échanges anonymes de monnaie virtuelle avec le lancement d’un plan de lutte contre la fraude financière en ligne.