L’URBEX, vous en avez peut-être déjà entendu parlé, ou bien vous vous demandez simplement ce que c’est. De l’anglicisme « Urban exploration », cette pratique méconnue se répand pourtant de plus en plus. Décryptage avec Jérémy, photographe passionné et urbexer vigilant.

 

Des sites construits, investis, et abandonnés par l’homme, il y en a partout. Dans les villes ou les campagnes, ces maisons, usines ou grandes demeures font le bonheur des urbexers. Ces explorateurs urbains sont parfois prêts à tout pour s’introduire dans des lieux « magiques » à l’architecture pour le moins « atypique« .

Mais contrairement aux avis reçus, l’URBEX ne se veut pas une pratique intrusive et destructrice. «Il y a des règles à respecter», indique Jérémy, urbexer circonspect. Des règles que certains pratiquants n’appliquent pourtant pas :

« J’ai rencontré un jeune à une exposition qui m’a clairement dit qu’il s’amusait à forcer les serrures. Il accompagne un urbexer lors de ses explorations et dès qu’il a des difficultés à s’introduire dans une propriété, son copain utilise ses outils… C’est contraire aux règles de l’URBEX, ça va même à l’encontre des lois« , déplore Jérémy.

 

 

Une pratique populaire

Bien qu’encore méconnue par certaines personnes, cette pratique fait de nombreux adeptes dans le monde, en France et même dans la place toulousaine. Trois groupes Facebook ce sont d’ailleurs constitués et rassemblent des photographies pour le moins impressionnantes. Des groupes fermés, mais qui rassemblent pas moins de 400 membres. « Urbex à Toulouse et alentours » rassemble d’ailleurs 610 membres plus ou moins actifs.