Le TFC pas montré grand-chose mis à part une capacité hors-norme à ne pas inquiéter le gardien adverse. En s’inclinant 2-0, ils n’ont pas su changer de visage au lendemain du départ de « coach Dupraz ». A Bourg-en-Bresse, les inistes (département de l’Ain) ont certainement bien dormi après ce cauchemar. Résumé distractif d’un match sempiternel …

15 minutes et puis plus rien

La rencontre avait pourtant bien débuté. Les toulousains sont bien rentrés dans la rencontre avec une domination … Stérile. Première frappe du match à la huitième minute, sur un coup franc complètement manqué. Les toulousains persévèrent avec une nouvelle frappe de Durmaz, facilement captée par le gardien du FBBP. Au moment de passer le quart d’heure, la prestation offensive du TFC laisse à désirer mais reste solide défensivement. A ce moment du match, on était loin d’imaginer la suite …

Fin de première période difficile pour Toulouse …

Il semblerait que Bourg-en-Bresse soit une équipe qui fonctionne au diesel. Alors qu’à partir du quart d’heure, la formation iniste a pris le jeu à son compte, les toulousains ont subit plusieurs assauts sur leur cage mais aucune d’entre elle n’a vraiment été dangereuse.

La fin de la première période s’est conclue tranquillement, un ennui total, une absence de tactique, de technique. Quelques gestes techniques, non, pardon, des tentatives de gestes techniques. Par exemple un magnifique geste de négation de la tête de la part de Delors après une faute bête qui n’a pas échappé à l’arbitre, M.Sébastien Moreira.

 

… Mais ce fût pire au retour des vestiaires

Après une première partie équilibrée entre deux clubs des très haut niveau (l’ironie est symbole de santé disait Nietzche). Et forcément quand Bourg-en-Bresse, 19è de Ligue 2 passe la vitesse supérieur, à savoir, la deuxième, les toulousains sont dépassés. Secoués au retour de la pause, les joueurs de l’ex-coach Dupraz font peine à voir. Seule une tête de Jullien sur un corner fait frémir le stade. Les frappes de Delors, elles, le font plutôt rire.

60è et tout bascule

Peut être faut-il le rappeler aux joueurs du TFC : non messieurs, un match de foot ne dure pas une heure. Car si depuis plus d’une demie-heure Toulouse souffrait, les violets restaient solides défensivement. Alors peut être que la causerie de mi-temps ressemblait à ça : « Surtout on attaque pas et on va chercher la séance de tir au but ! Sur un malentendu, ça peut marcher ».

Réponse : non, sur malentendu ça peut foirer ! A l’heure de jeu, Christopher Jullien, à la lutte avec Yanice Merdji, trébuche à l’entrée de sa surface, dans sa chute il fait tomber l’attaquant du . Une scène cocasse, surtout lorsque l’arbitre a jugé que le toulousain était dernier défenseur et sort donc le carton rouge. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, dans la foulée, le coup franc plein axe à l’entrée de la surface est tiré par un excellent Merdji. La trajectoire est parfaite, juste au dessus du mur et redescend se loger dans le bas de la lucarne droite du gardien du TFC qui ne peut rien faire.

Chercher les prolongations ?

Après cette double peine, les toulousain n’ont plus la foi. Rectification : après cette double peine, les toulousains n’ont toujours pas la foi. Bourg-en-Bresse continue de développer son jeu, se montre de plus en plus agressif, gratte les ballons, fait des passes, cadre ses tirs : ça s’appelle jouer au football.

Il faut avouer que c’est être mauvaise langue que de se moquer du téf de cette manière car il y a bien eu une action, à la 82è minute, alors que l’on croyait que le gardien de Bourg en Bresse avait des crampes à force de ne rien faire, incroyable … 2 toulousains, Delors et Sanogo pour ne pas les citer, se retrouvent tous les deux à 6 mètres du but et réussissent l’exploit de se gêner sans qu’aucun des deux ne prenne correctement la balle. Chapeau les artistes comme dirait un célèbre commentateur de Ligue 1. Championnat dont les toulousains ont intérêt de profiter tant qu’ils peuvent encore y jouer.


Aux alentours de la 85è, on sent de la part des toulousains une volonté (tardive) de rentrer dans la moitié de terrain burgoise et de réaliser l’exploit de 1 but. Sauf qu’avec un défenseur central en moins, les toulousains se sont exposés au contre. C’est à la 88è minutes que ce qui devait arriver arriva : au terme d’une magnifique action collective des joueurs de Bourg-en-Bresse, la défense de téfécé était certainement partie aux champignons, oubliant légèrement de couvrir Julien Bègue, entré 8 minutes plus tôt, qui, au second poteau, n’a plus qu’a contrôler avant de la glisser entre les jambes de Goicochear. Pas de jeu de mot douteux pour conclure …

Seulement un constat : le Toulouse Football Club doit maintenant se ressaisir de toute urgence. 4 défaites et un nul sur les 5 derniers matchs, une seule victoire en 2018. Prochain rendez-vous samedi 27 au Stadium contre Troyes pour lancer une remontada bis en Ligue 1.