En France, le nombre de naissances baissent pour la troisième année de suite. Elle a chuté de 2,1%. Cependant, la population française a augmenté de 230 000 personnes en 2017, annonce l’Insee. Le taux de fécondité passe à 1,88 enfant par femme, s’éloignant du seuil de renouvellement de la population.

Est-ce la fin d’une époque ? La démographique exceptionnelle qui a caractérisé la France des débuts 2000 à 2010 semble derrière nous. Ce mardi 16 janvier, l’Institut national de la statistique et des études économiques a publié ses chiffres de 2017. Si la population continue d’augmenter, pour atteindre 67,2 millions de personnes, elle le fait, pourtant, à un rythme moins soutenu que les années précédentes (+ 0,3 %, contre + 0,5 % entre 2008 et 2013, + 0,4 % entre 2014 et 2016).
De ce fait, la différence entre les naissances et les décès est « historiquement basse », la plus faible depuis l’après-guerre. De plus, le nombre de naissances a diminué pour la troisième année. En revanche, la population française atteint 67,2 millions d’habitants au 1er janvier 2018, soit une croissance de 230 000 personnes (+0,3%) sur un an, rapporte Le Monde. 

Baisse de la natalité/hausse de la mortalité, double facteur d’évolution

Une baisse de la natalité et une hausse de la mortalité. Si les deux sujets sont sensibles, c’est parce qu’ils peuvent refléter l’état de bien-être, ou non, d’un pays. Et la tendance est en baisse pour la troisième année consécutive. En 2017, 767 000 bébés sont nés, soit 17 000 de moins qu’en 2016, et juste après une baisse d’ampleur comparable en 2015 et 2016. Cette évolution s’explique également par la diminution du nombre de femmes en âge d’enfanter. De plus l’INSEE souligne la diminution de la fécondité chez les femmes. L’indicateur s’établit à 1,88 enfant par femme, contre 1,92 en 2016, et 2 en 2012. Ces chiffres alarmants s’éloignent donc du seuil de renouvellement des générations qui est fixé à 2,1 enfants par femme.

 

L’ écart de mortalité entre homme et femme se réduit

Les hommes meurent de plus en plus vieux. Après un recul en 2015, l’espérance de vie à la naissance progresse depuis deux ans pour eux (79,5 ans). Cependant, elle reste stable pour les femmes (85,3 ans). Conséquence? L’écart entre hommes et femmes se réduit : 5,8 ans en 2017 contre 7,8 ans en 1997.

Toutefois, ces chiffres restent importants par rapport à celui d’autres pays de l’Union européenne : moins de 4 ans aux Pays-Bas, Suède ou Royaume-Uni. La France reste néanmoins le pays d’Europe le plus fécond, devant l’Irlande et la Suède, si l’on se réfère aux chiffres de 2015.